Un circuit très équilibré dans un pays encore peu visité

Nous nous sommes rendus au Myanmar (ex-Birmanie) en février-mars, et c’est très une bonne période pour cette destination qui peut réserver de nombreux mois particulièrement humides et chauds.

Je vais être particulièrement « fainéant » sur ce billet, ne m’en veuillez pas : nous avions cette fois adopté une formule « circuit aventure » organisée par l’agence Atalante (NB : je ne reçois aucun subside de sa part !), et cette formule fut gagnante, même si nous privilégions habituellement les voyages « à deux ». Pourquoi gagnante ? Parce que cumuler en 16 jours (en comptant les vols A/R France/Myanmar) autant de déplacements terrestres autant qu’aériens (3 vols intérieurs), lacustres et pédestres, c’est tout de même un petit exploit logistique.

J’illustrerai donc ma fainéantise en vous donnant le lien vers le programme « jour après jour » décrit par l’agence. Si quelques différences sont possibles, elles sont mineures et ne changent pas la physionomie générale du séjour.

Et comme nous étions accompagnés, j’ai même fait l’impasse sur un guide « papier ». Vraiment un voyage « les mains dans les poches » !

Côté photo/vidéo, j’étais juste équipé d’un compact Sony HX9V, point final.

Notre itinéraire

itineraire birmanie

Quelques extraits vidéo

Mes coups de cœur

Le choix de ce circuit ne s’est tout de même pas fait au hasard, et même s’il est émaillé de 2 perles totalement immanquables au Myanmar, il y a bien d’autres trésors cachés là-bas :

L’inévitable lac Inle : aller au Myanmar et ne pas y passer serait un crime. Crime d’autant plus grand que les resorts commencent à s’implanter dangereusement sur les berges et qu’on peut raisonnablement douter de la capacité de ce site à conserver longtemps son authenticité et sa tranquillité…

La tout aussi inévitable plaine de Bagan et ses 4 000 temples et pagodes de toutes tailles, cernés parfois de bougainvilliers roses, que l’on préférera visiter de bon matin ou au crépuscule, et à vélo de préférence. Nous n’avons pas testé le survol en ballon, mais vu d’en bas, le spectacle de cette escadrille de boules multicolores est également assez étonnant !

Je vais citer aussi pour la première fois (et la dernière ?) un autre spectacle unique qui a littéralement émaillé tout notre circuit : celui de l’artisanat, de la fabrication de laque à la sculpture de statue en pierre ou métal, du tissage à base de fils de fleurs de lotus (si-si !), de la ferronnerie à la fabrique de cigares, tout y passe et très sincèrement, moi qui ne suis pas (mais alors pas du tout !)  friand des « arrêts-boutiques-à-souvenirs », j’ai été scotché par ce que j’ai vu. Et cet avis a été partagé par le groupe. Il y avait une liberté totale à observer ces gens travailler, à aucun moment une pression quelconque pour nous inciter à acheter quelque chose, des visages à la fois affairés, concentrés, mais souriants quand ils levaient la tête pour nous regarder. Je ne le dirai jamais assez : je n’ai jamais vu une telle qualité de précision et un tel « intérêt touristique » à visiter autant d’ateliers d’artisanat.

La pagode de Thamboday mérite un arrêt entre Mandalay et Moniwa.

En poursuivant la route, le complexe de Bodhi Tataung et ses innombrables bouddhas : un bouddha debout et un bouddha couché géants (plus de 100 mètres chacun), et des milliers de bouddhas assis au milieu d’un champ de pipals (« figuiers des pagodes »). Ce site est controversé parce qu’il tend à la démesure et pourrait faire davantage penser à un parc d’attraction. Pourtant nous n’y avons pas vu grand monde et j’ai trouvé qu’il s’y dégageait une ambiance particulièrement apaisante, surtout en fin de journée.

Le pont en teck d’U Bein situé sur le lac Taungthaman, à Amapura : il mesure 1200 mètres de long et inspire à la flânerie. On y croise d’ailleurs davantage de villageois et « touristes » birmans que d’étrangers. Un bon moment de sérénité entouré d’oiseaux, de canards et de pêcheurs.

Toujours près d’Amapura, sur les berges du fleuve Irrawaddy, la pagode blanche Hsinbyume, magnifique, s’étalant sur une vaste plateforme carrée, et quasiment déserte. Il s’agit plutôt d’une sorte de mausolée dédié par un prince à sa première épouse qui mourut lors de la naissance de leur enfant.

La grotte aux 8 000 bouddhas de Pindaya est… incroyable, unique, jamais vu ça, et jamais je n’aurais pu m’attendre à ça. Et pourtant on en voit des choses à la télé et sur internet. Mais alors ça…

La pagode Shwedagon, à Rangoon, est à la fois très impressionnante et magnifique, ornée de joyaux et étincelante de reflets. Il s’y dégage une « ferveur totale » : les touristes n’existent pas, personne ne les remarque, chacun est affairé à ses préparatifs de prière ou aux prières proprement dites. Une fois de plus, le crépuscule est un moment privilégié où l’on voit apparaître des reflets dorés partout, accompagnés du flamboiement de centaines de bougies… Superbe !

Le trek proprement dit, de 4 jours, est très sympathique, pas difficile pour un sou. Les paysages ne sont pas exceptionnels, mais comme l’itinéraire n’est pas très fréquenté, l’accueil dans les petits villages du plateau Shan est toujours un régal de sourires. C’est également sur ce trajet que nous avons la chance de dormir dans plusieurs monastères en présence… de moines (en fait, plus souvent des moinillons :-)). L’atmosphère apaisante des débuts de soirée est toujours rythmée par les mélopées et prières.

Galerie photo